Réalisation d’une installation
L’épreuve la plus lourde du diplôme : câblage, pose, raccordement, dans le respect de la NF C 15-100. Elle dure environ huit heures et pèse le coefficient le plus élevé.
Diplôme de niveau 3
C’est le diplôme que les employeurs du bâtiment attendent, et celui qui permet de s’installer à son compte. On peut le préparer en deux ans au lycée, en moins d’un an en formation adulte, en alternance en étant payé, ou en candidat libre. Cette page compare les quatre voies, détaille les épreuves et le financement.
Le CAP Électricien forme à l’installation, à la mise en service et à la maintenance des équipements électriques, essentiellement dans le bâtiment : logement, tertiaire, petits locaux industriels. Il couvre la lecture de plans, le câblage et le raccordement, les contrôles avant mise sous tension, le diagnostic de panne, et la norme NF C 15-100 qui régit les installations basse tension.
C’est un diplôme de niveau 3, le même niveau que l’ancien niveau V. Il a remplacé le CAP « Préparation et réalisation d’ouvrages électriques » : les offres de formation qui parlent encore de CAP PRO désignent bien ce diplôme.
Le comparatif
Le diplôme obtenu est identique dans les quatre cas : c’est la façon d’y arriver qui change, et elle dépend surtout de votre statut et du revenu dont vous avez besoin pendant la formation.
| Voie | Durée | Pour qui | Coût |
|---|---|---|---|
| Formation initiale | 2 ans | Lycée professionnel ou CFA, après la 3e | Gratuit en établissement public |
| Formation continue adulteReconversion | 9 à 12 mois | Reconversion, en centre ou à distance | Finançable (CPF, France Travail, région) |
| AlternanceReconversion | 1 à 2 ans | Se former en étant salarié et rémunéré | Rien à votre charge |
| Candidat libre | À votre rythme | Déjà de l’expérience, besoin du diplôme | Inscription à l’examen et supports |
Si vous hésitez entre ces voies, le test d’orientation les départage en six questions, à partir de votre statut, de votre disponibilité et de votre besoin de revenu.
L'examen
Trois épreuves professionnelles portent l’essentiel de la note. Elles évaluent des gestes, pas des connaissances récitées : on vous met devant une installation et on regarde ce que vous en faites.
L’épreuve la plus lourde du diplôme : câblage, pose, raccordement, dans le respect de la NF C 15-100. Elle dure environ huit heures et pèse le coefficient le plus élevé.
Contrôles avant mise sous tension, mesures, vérification du bon fonctionnement, puis remise au client.
Diagnostic de panne, remplacement d’un élément défectueux, remise en service et compte rendu de l’intervention.
À ces épreuves professionnelles s’ajoutent les enseignements généraux du CAP :
Les voies de formation détaillées, les organismes, les dispositifs de financement selon votre statut et le calendrier des inscriptions. Envoyé immédiatement par email.
Le budget
En établissement public et en formation initiale, la scolarité est gratuite. Le sujet du coût ne se pose vraiment que pour un adulte, et il se règle presque toujours par un dispositif de financement plutôt que par un paiement direct.
Le premier réflexe : votre solde est consultable en quelques minutes et couvre de nombreuses formations certifiantes, à condition que la certification soit enregistrée au RNCP.
Pour un demandeur d’emploi, une aide individuelle à la formation peut compléter le CPF. Elle passe par votre conseiller et suppose un projet argumenté.
Salarié, le projet de transition professionnelle finance une reconversion tout en maintenant une rémunération. Le dossier demande plusieurs mois : anticipez.
Le coût de la formation est pris en charge par l’employeur et son opérateur de compétences, et vous êtes rémunéré pendant tout le contrat.
Chaque région finance des programmes vers les métiers en tension, dont l’électricité. Les places sont limitées et les sessions calées sur un calendrier.
La voie la moins chère : l’inscription à l’examen et vos supports de révision. En contrepartie, aucun accompagnement et aucun plateau technique.
Inscription, dispenses, calendrier et organisation des révisions.
Ce que couvre réellement une préparation à distance, et ses limites.
Ce que gagne un électricien débutant, confirmé, puis à son compte.
Vingt questions de niveau CAP, avec le corrigé commenté de chacune.
Pas pour être salarié : un employeur peut vous recruter et vous former sur le terrain, notamment comme aide-électricien. En revanche, il devient déterminant dans deux cas — pour être embauché à un poste d'électricien qualifié, la plupart des entreprises l'exigent ; et pour vous installer à votre compte, une qualification professionnelle est requise dans les métiers du bâtiment, le CAP étant la voie la plus simple pour la justifier.
Comptez neuf à douze mois en formation continue, contre deux ans en formation initiale. Un adulte titulaire d'un diplôme de niveau 3 ou supérieur est dispensé des épreuves générales, ce qui réduit fortement le volume à préparer : il ne reste que les épreuves professionnelles.
Oui. L'inscription se fait en ligne sur la plateforme Cyclades pendant la fenêtre d'inscription de l'automne, pour des épreuves qui se tiennent en juin. Il n'y a pas de session de rattrapage : une inscription manquée coûte une année. C'est la voie la moins chère, mais elle suppose d'être autonome et d'avoir déjà de la pratique.
Aucune sur le fond : c'est le même diplôme, renommé. Le CAP « Préparation et réalisation d'ouvrages électriques » a laissé place au CAP Électricien lors de la refonte du référentiel. Les offres de formation qui parlent encore de CAP PRO désignent le CAP Électricien actuel.
Non, ce sont deux choses distinctes. Le CAP est un diplôme de l'Éducation nationale ; l'habilitation électrique est une autorisation délivrée par votre employeur après une formation à la norme NF C 18-510. Beaucoup de centres intègrent une préparation à l'habilitation dans le cursus, mais c'est bien l'employeur qui délivre le titre, et il se recycle périodiquement.
En formation initiale, oui : le référentiel prévoit quatorze semaines de périodes de formation en milieu professionnel réparties sur les deux années. En candidat libre, ces périodes sont remplacées par une attestation d'expérience professionnelle dans le domaine, à joindre au dossier d'inscription.